|
EXPÉRIENCES DU
CAFRAD
|
|
Le CAFRAD veut à travers sa présence active,
aider ses groupes-cibles à acquérir des capacités
professionnelles et techniques ou les développer; à sautopromouvoir
à travers des initiatives créatrices de revenus et porteuses.
Après quatre années dessai et de mise en place des structures le CAFRAD a acquis en matière de développement une expérience certaine. En 1993, le CAFRAD a effectué une enquête dans la zone de Bépanda et a dénombré 1271 artisans tout secteur dactivités confondu. De plus, il en est ressorti nettement que le secteur de lartisanat était encore mal organisé, non structuré et de nombreux problèmes dapprovisionnement et déquipement se posaient à eux. Nonobstant les difficultés auxquelles nous sommes heurtés, surtout celles des mentalités et de la réticence des artisans face à de nouvelles idées (capacités danalyse, de savoir, de savoir-faire et de savoir-être), le CAFRAD sest imposé progressivement dans son environnement dimplantation et à lextérieur de Bépanda. Notre stratégie, essentiellement participative, a pour base une dynamique intégrant les acteurs de développement qui, avec nos formateurs, constituent des équipes mixtes pour le travail de sensibilisation et les causeries sur le terrain. De même, les formations en alternance concourent à cette dynamique : tantôt les formateurs du CAFRAD vont vers les artisans sur le terrain, tantôt cest ces derniers qui viennent vers le CAFRAD aux fins de recevoir des formations et/ou des conseils. Aujourdhui, les artisans se sentent acteurs de leur propre développement,
impliqués, interpellés et perçoivent donc mieux ce
dont ils ont besoin en réalité pour sortir du carcan de
lartisanat et faire de leurs ateliers de véritables petites
entreprises. Cest ce qui nous vaut aujourdhui en matières
de développement, les réalisations suivantes : 1 - LAssociation pour le Développement de la Couture (A.D.C)
Animation culturelle et sportive : En matière de formation, nos groupes-cibles proposent eux-mêmes
maintenant des thèmes par rapport à leurs spécialités
et pour mieux gérer leurs petites unités de production.
-------------------------------------------------------------------------------- Lorganisation et la gestion des ateliers artisanaux Les Conférences-débats Droit et devoirs de lartisan -------------------------------------------------------------------------------- Formation dans des activités génératrices de revenus
Activités socio-éducatives Lutte contre les MST/SIDA Formation Complémentaire des Apprentis (système dual) : 2 options Couture Formation / renforcement des capacités en informatique Accueil / hébergement / formation en hôtellerie (CEF) Depuis 1994, à travers son outil de promotion sociale, l'EEC a : v Accueilli des séances de vaccination pour 150 personnes en moyenne
par mois, soit 18.000 personnes Mais tout ceci n'a pu se faire qu'avec la collaboration d'autres institutions locales (Home-Atelier, Centre d'Accueil et d'observation de Bépanda, Espace Métiers APICA, Services Allemand du Développement etc ), des bénéficiaires à la base (Association des Artisans du Wouri -AAW, Association Provinciale des Artisans du Littoral, Chambre des Artisans de l'Ouest, Association des femmes. Paroisses et Hôtels etc ), des institutions d'Etat et délégations provinciales, ministérielles, (CCIMA, MINDIC, MINAS, MINCOF, FNE ) L'expérience acquise par l'EEC à travers l'action du CAFRAD dans le domaine de la formation aux petits Métiers a révélé un problème majeur : celui de l'insertion professionnelle après formation. Par exemple, sur 100 jeunes filles qui sont formées chaque années en couture au CAFRAD, 90 % en moyenne achèvent avec succès leur formation parmi ces dernières, 10 % environ retournent dans le circuit de formation classique (pour obtenir des diplômes officiels) 15 % s'inscrivent dans ateliers pour perfectionner leur apprentissage, 20 %trouvent un emploi dans un de ces ateliers, moins de 2 % s'installent à leur compte : le reste, dans l'impossibilité d vivre du métier qu'elles ont appris se recyclent dans d'autres activités (dont la plus facile est le commerce du sexe). D'autre part, celles qui sont recrutées dans les ateliers du quartiers,
le sont souvent pour un salaire n'excédent pas 15 000 (quinze mille)
francs CFA par mois dans les meilleurs des cas. C'est pourquoi, forte
de son expérience, l'EEC entend optimiser ses capacités
d'insertion professionnelle des jeunes filles confiées à
son encadrement dans les années à venir
|